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Actualité

 

 Journées scientifiques des 18 et 19 mai, Belfort : "Le WITZ"

Journées organisées à BELFORT par la Libre Association Freudienne et le Groupe Régional Franche-Comté de la Convention Psychanalytique.

 

Télécharger le programme

 

ARGUMENT

 

D'où est venu à S. Freud ce désir de concevoir très sérieusement Le Witz dans sa relation avec l'inconscient (S. Freud, 1905, trad. Gallimard, 1930) ? L'après-coup qui nous a conduit à délaisser l'intitulé de ces journées « Faire Witz » tient au titre même de l’oeuvre freudienne « Le Witz », séduisant par son urgence, mais porteur d'un paradoxe fondateur…

 

Ce désir lui est sans doute venu d'une « autre scène », directement impliquée dans ce « mot d'esprit », qui n'était avant lui que « bel esprit », pour devenir une formation de l'inconscient au même titre que le rêve ou l'acte manqué. En effet, on dit « faire un mot d'esprit », mais l'intentionnalité latente et l'anticipation supposée du transitif « faire » sont incompatibles avec la surprise et la fulgurance du Witz freudien. On ne « fait » pas un Witz, il « se fait » à l'insu de qui l'énonce, et à l'adresse de qui veut bien l'entendre.

 

Il s'origine donc dans un lieu « Autre », qui justifie ici pleinement sa définition lacanienne de « trésor du signifiant » ; dont le trait traverse un locuteur/passeur, surpris par l'effet qu'il suscite chez un auditeur que « l'inouï » de la trouvaille articulée peut, - par le gain rieur du non-sens soulevé mis en jeu par un tiers -, stupéfier et illuminer.

 

Pour Lacan, le grand Autre dit : « ceci est le trait d'esprit ». Par la métaphore de la flèche qu'il évoque, il spécifie la vitesse et la précision de ce qui arrive, au bon moment et au bon endroit, et nous met dans le rapport le plus direct avec l'inconscient freudien.

 

Ce que Lacan authentifie, pour sa part, cinquante ans plus tard : « C'est ainsi que j'ai fait bailler trois mois, à en décrocher le lustre dont je croyais l'avoir une fois pour toutes éclairé, mon auditoire, à lui démontrer dans le Witz de Freud l'articulation même de l'inconscient ». ("La méprise du sujet supposé savoir", in Scilicet N°1, ed. du Seuil, Champ Freudien, p.32). Witz dont traite abondamment Lacan dans son séminaire 1957-58, livre V, Les formations de l'inconscient (ed. du Seuil, 1998).

 

Gabriel BALBO / Pierre FESSELET


 

INTERVENANTS


Samedi Après-Midi - 14h00 / 19h00

Présidence de Séance : Marie-Jeanne THEVENET HIMBERLIN


En guise d’introduction :

Pierre FESSELET    : Les prospérités du Witz

Frédéric VITALIS     : L’économie du Witz

Regina RUTTIMANN   : De l’usage du Witz dans la Vienne de Freud

Hélène DUCRET LACAZE : Anna Des Amours

Cartel (1) : Et vous trouvez ça drôle?

Matthieu DUTOUR : L’infantilt


Dimanche Matin - 9h00 - 12h30

Présidence de Séance : GABRIEL BALBO


Marie-Noëlle LIM : Mot d’esprit et psychodrame (2)

Cartel (3) : Le Witz rédempteur

Aurélia BENISTY : Se rappeler Rabelais

Jean-Luc JOLIT : Autrement dit

Cartel (4) : Estompé, est-ce tromper?

 

Dimanche Après-Midi - 14h00 - 18h00

Présidence de Séance : Pierre FESSELET


Maryse CRETIN : Le mot d’esprit ou la paix des braves

Yves INSERRA : Sublime(s) !

Cartel (5) : La bonne trouvaille. La surprise

Nathalie KATO et Marie-Jeanne THEVENET-HIMBERLIN : Transformation et sublimation
Gabriel BALBO : L’objet du Witz


Gabriel BALBO et Pierre FESSELET : Conclusion


Interventions préparées par :

(1) Rachel BOICHOT, Céline BOYAUD, Marie GARNIER, Gabriel GUINCHARD

(2) Laetitia AUCHARLES, Frédéric DUPLESSY, Jean-Yves GAUTHIER, Marie-Noëlle LIM

(3) Lucie CHADOURNE, Maryse CRETIN, Nathalie LEMEE, Camille WAITE

(4) Lucile BURNY, Anne GAUDARD, Jeanne-Antide LAMI, Réjane MARQUIS

(5) Sophie GALLAND, Magali GORVAN, Maryse ROBERT, Gilles SPICHER, Colette TAUFENBACH


Grand hôtel du Tonneau d'Or, 1 rue Reiset, 90000 Belfort.

 

 > Samedi 18 mai de 14h30 à 18h30 -  Dimanche 19 mai de 9h00 à 18h00

 > Participation aux frais : 50 euros. Etudiants, chômeurs, Auditeurs-libres de la Libre Association Freudienne : 25 euros.

 > Pas d'inscription préalable, se rendre sur place où un reçu sera délivré.